Séminaire de recherche sur le thème «Gommer les préjugés sexistes» Tétouan - juillet 2021

 

SESSION 1 : préjugés sexistes  :  

Qu'est ce que les préjugés sexistes ? quelles en sont les principales manifestations ?

 


1-Les préjugés de genre ont des conséquences importantes dans le monde du travail. Voici quelques exemples :

- Lorsque des femmes travaillent en équipes avec des hommes, ces derniers ont plus de chance d’être crédités du succès commun, alors que les femmes sont plus susceptibles d’être blâmées en cas d’échec. - Les femmes sont soumises à des normes plus strictes en matière de promotion : les femmes promues ont en moyenne des évaluations supérieures à celles des hommes promus, et le lien entre promotion et performance est plus important pour les femmes que pour les homme
- Lorsque les femmes ne se conforment pas à leur stéréotype, elles en paient le coût : les femmes « dominantes » sont en effet souvent moins appréciée que les hommes.

 




 

2- Les stéréotypes de genre - Législation insuffisante:


- Lorsque les femmes se conforment à leur stéréotype (par exemple, en montrant une sensibilité émotionnelle et une préoccupation pour les autres), elles sont susceptibles d’être perçues comme moins compétentes. Mais si elles défient ce stéréotype et se comportent « comme un homme » (par exemple en faisant preuve de domination et d’ambition), elles seront pénalisées et malaimées.

- Les femmes qui réussissent dans les domaines masculins sont bien conscientes de ce paradoxe.

- Les stéréotypes sont des croyances bien ancrées, perpétuées tant par les hommes que par les femmes, et sont présents dans notre esprit depuis l’enfance.

- Malheureusement, les législations, les critères de diversité ou les actions en justice ne permettent souvent pas de lutter contre cette forme de discrimination plus subtile

 

Session 2 : Ce que les femmes peuvent faire

Simplement prendre conscience de l’existence de ces stéréotypes est insuffisant pour les déconstruire. Pour changer les mentalités, les femmes doivent faire 3 choses :

-        Apprendre – parce que la connaissance, c’est le pouvoir

-        S’ engager dans des domaines masculins et parlez-en !

les stéréotypes ne disparaîtront que si les gens comprennent qu’ils sont nuisibles. Les femmes évoluant dans des environnements à prédominance masculine peuvent aider à ce que la société en prenne conscience

-        Se préparer à réagir :Les femmes doivent anticiper et se préparer à réagir aux commentaires inappropriés ou discriminants.

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

Atelier des femmes journalistes - Marrakech - juillet 2021


 


Session 1 : résumé des interventions :


Cette rencontre avait pour objectif de jeter la lumière sur les rôles qui incombent aux journalistes et autres professionnels des médias dans la valorisation de l’image de la femme et l’enracinement des principes d’égalité et de parité, tels que consacrés par l’arsenal juridique dont dispose désormais le Maroc en la matière.

les médias ne doivent pas traiter la question de la femme avec une certaine « légèreté », il s’agit d’un enjeu qui dépasse les stéréotypes et pose un problème de droit.

les médias ont une responsabilité majeure dans le traitement des questions liées à la femme. Non seulement ils doivent éviter tout approche superficielle, mais il leur appartient de contribuer à promouvoir la citoyenneté, à mettre en exergue la réalité de la condition féminine et à participer à son changement.

il y a un manque de visibilité des femmes expertes dans les médias, la persistance des stéréotypes négatifs dans certains contenus audiovisuels, un accompagnement médiatique insuffisant des efforts de lutte contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles.

l’image de la femme dans les médias est un problème universel. On constate que dans les programmes télévisuels il existe d’importants écarts entre la représentativité et la visibilité des hommes et des femmes ainsi que d’importants stéréotypes sexistes dans les spots publicitaires

 

 




 

Session 2 : projets SMART (Bonnes pratiques) pour lutter contre le sexisme/ recommandations :

Dans cette deuxième session, les bénéficiaires ont travaillés sur des idées de projets SMART pour aider à lutter contre le sexisme à travers les médias.

Recommandations :

Multiplier les débats dans les médias et mettre en avant les femmes politiques pour réduire les inégalités de genres.

 les médias agissent sur la connaissance des conditions réelles des femmes marocaines et l’évolution de leurs droits

mettre en place des outils pour évaluer la présence des femmes et des indicateurs pour obliger les radios et télévisions à atteindre un seuil minimal et acceptable de présence féminine dans leurs programmes.

 






 

 

 

Formation en interculturalité et en universalité des droits le 22 mai à Sousse par We love Sousse

 

Retrouver les vidéos de la formation:

#FALTunisie

 18 personnes ont participé à cette formation

Au programme a eu lieu un  moment d'échange pour faire connaissance qui a été suivi par une séance sur la question de "Qu'est ce que le concept d'interculturalité".

Suite à la pause café le thème la réalité de l'interculturalité a été abordé suivi par  l'application du concept.

La pause déjeuner a permis à l'ensemble des participants d'échanger de poser de nouvelles questions et de faire mieux connaissance .

L'après midi à débuté par une séance sur le thème "qu'est ce que l'Université des droits" suivi par la réalité de l'université des droits ( en 2 parties) et l'application du concept. La journée s'est terminé par l'évaluation et les recommandations.


Introduction
 
Dans le cadre du thème du projet "Voix de Femmes" mené par le chef du Réseau français de la Fondation Anna Lindh & après la campagne nationale qui a été organisée par le réseau tunisien, visant à sensibiliser contre le sexisme à travers différents ateliers interactifs en ligne, une formation sur le dialogue interculturel et les droits universels était le chapitre suivant.
 
 2. INFORMATIONS GÉNÉRALES
 
La formation a été organisée par We Love Sousse, le samedi 22 mai 2021 à l'hôtel Sousse Palace. Mme. Ben Soltane Fatima était la formatrice. Plus de 10 associations ont assisté à la formation.

3. Déroulement de la formation
 
Au début, nous nous sommes présentés, nous avons présenté nos associations et exprimer nos attentes.
Ensuite, nous avons commencé la formation avec la première activité qui est un brainstorming où nous avons défini le dialogue interculturel.
Après cela, un espace ouvert a eu lieu et nous avons échangé des idées pour définir la réalité de l'interculturalité.
Ensuite, nous avons été divisés en 2 équipes et nous avons essayé de planifier des
événements pour appliquer l'interculturalité :
- ÉQUIPE 1 Interculturalité et société civile
- EQUIPE 2 Interculturalité & sensibilisation
L'après-midi, nous avons commencé à aborder la question des droits universels. La première activité a été un brainstorming au cours duquel nous avons essayé de définir l'universalité de notre perspective et de notre point de vue. Nous avons également regardé une vidéo et en avons discuté.
Par la suite, un débat intéressant a été ouvert où Anas de l'association ATAC & Mejda de l'association BAYA, ont parlé et nous ont permis de mieux comprendre le sujet.
Avant de clôturer la formation, la dernière activité était de travailler en équipe pour présenter et révéler problèmes quotidiens liés aux droits universels.
 
 4. Commentaires des participants
 
- ANAS KADDOUSSI, Association ATAC :
C'était une rencontre très fructueuse. Les échanges en rapport avec le concept d'interculturalité ont montré la complexité du concept et qu'il est au coeur des droits humains. Je salue l'harmonie que j'ai remarquée entre les partenaires faisant partie du réseau Anna Lindh, une chose qui poussera certainement vers des actions et même des projets intéressants.
- SYRINE JLASSI, Association Méditerravenir :
J'apprécie d'être l'un des participants à la formation que nous avons le week-end dernier, je suis si heureuse de connaître chacun d'entre vous et de connaître d'autres associations qui avaient un grand potentiel et leur travail acharné. J’ai appris beaucoup de choses sur l'interculturalité, la qualité de l'argumentation, les compétences en communication et le professionnalisme des participants.